Au Gabon, comme dans de nombreux pays, les grossesses précoces et les infections sexuellement transmissibles (IST) constituent des préoccupations importantes de santé publique. La contraception moderne permet aux jeunes de mieux protéger leur santé, de poursuivre leurs études et de préparer leur avenir dans de meilleures conditions. Ainsi, entre les cours, les examens, les projets professionnels, les sorties entre amis et les rêves que l’on construit peu à peu, la plupart des jeunes ont déjà beaucoup de choses à gérer au quotidien. Alors, autant éviter qu’une grossesse non prévue ou une IST vienne compliquer la situation.
Bonne nouvelle, il existe aujourd’hui plusieurs moyens efficaces de se protéger. Encore faut-il les connaître et savoir les utiliser correctement. Parmi les méthodes contraceptives les plus répandues figurent le préservatif masculin, la pilule contraceptive et l’implant contraceptif. Chacune a ses avantages, ses limites et ses spécificités. Faisons un petit tour d’horizon.
1. Le préservatif masculin : le champion de la double protection.
S’il existait une compétition des méthodes contraceptives les plus polyvalentes, le préservatif serait certainement la première sur le podium.
Pourquoi ? Parce qu’il est le seul à assurer une double mission :
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prévenir les grossesses non désirées ;
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protéger contre les infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH.
Concrètement, il s’agit d’une fine protection placée sur le pénis avant un rapport sexuel.
Pourquoi les professionnels de santé le recommandent-ils autant ?
Parce qu’il est :
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facile à trouver ;
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simple à utiliser ;
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accessible financièrement. Il est vendu entre 100 et 200 FCFA chez les détaillants et une boîte de 6 revient à 1050 FCFA en pharmacie dans tout le Gabon ;
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dépourvu d’effets hormonaux.
En plus, il ne nécessite aucune préparation plusieurs jours à l’avance. Il est prêt à entrer en action lorsque le moment se présente.
Quelques règles simples à retenir.
Même le meilleur équipement du monde ne fonctionne pas correctement lorsqu’il est mal utilisé.
Pour éviter les mauvaises surprises :
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vérifiez la date de péremption ;
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ouvrez l’emballage avec précaution ;
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utilisez-en un neuf à chaque rapport ;
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mettez-le en place avant tout contact sexuel.
Il faut savoir qu’un préservatif n’est pas réutilisable. Même si l’idée semble économique, ce n’est vraiment pas une bonne affaire.
2. La pilule contraceptive : une alliée qui aime la ponctualité.
La pilule contraceptive est une méthode hormonale utilisée par de nombreuses jeunes femmes. Son principe est simple, elle empêche principalement l’ovulation et réduit ainsi le risque de grossesse. Lorsqu’elle est prise correctement, son efficacité est très élevée.
Pourquoi plaît-elle à beaucoup d’utilisatrices ?
Parce qu’elle est :
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discrète ;
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efficace ;
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facile à transporter ;
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compatible avec de nombreux modes de vie.
Certaines pilules peuvent également contribuer à régulariser les cycles menstruels ou à diminuer certaines douleurs liées aux règles.
Son principal défi : la régularité.
La pilule a une petite exigence. Elle aime la discipline. Oublier régulièrement sa prise revient un peu à réviser seulement la moitié du programme avant un examen. Dès lors, les résultats risquent de ne pas être ceux espérés.
Pour rester efficace, elle doit être prise chaque jour selon les recommandations du médecin traitant ou d’un professionnel de santé.
Une précision importante.
La pilule protège contre une grossesse, mais elle ne protège pas contre les IST.
C’est pourquoi l’utilisation du préservatif reste fortement recommandée.
4. La pilule du lendemain : une solution d’urgence, pas un plan habituel.
De nombreux jeunes confondent encore la pilule contraceptive et la pilule du lendemain. Pourtant, elles n’ont pas le même rôle.
La pilule contraceptive : Elle est prise régulièrement pour prévenir une grossesse.
La contraception d’urgence ou pilule du lendemain : Elle intervient lorsqu’un problème survient :
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rapport sexuel non protégé ;
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oubli de la contraception ;
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rupture ou glissement du préservatif.
Comme son nom l’indique, il s’agit d’une solution d’urgence. Un peu comme l’extincteur dans un bâtiment, on est heureux qu’il existe, mais on préfère ne pas avoir à l’utiliser régulièrement.
4. L’implant contraceptif : la tranquillité sur le long terme.
L’implant contraceptif est un petit bâtonnet placé sous la peau du bras par un professionnel de santé. Une fois installé, il agit pendant plusieurs années.
Pourquoi séduit-il de plus en plus de jeunes femmes ?
Parce qu’il permet de ne plus penser quotidiennement à sa contraception. Pas d’alarme sur le téléphone. Pas de comprimé oublié dans le sac ou sur la table de nuit. Une fois posé, il fait son travail discrètement.
Ses limites.
Comme les autres méthodes hormonales :
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il nécessite l’intervention d’un professionnel de santé ;
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il peut modifier le cycle menstruel ;
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il ne protège pas contre les IST.
Encore une fois, le préservatif conserve donc toute son importance.
Alors, quelle méthode choisir ?
La réponse est simple : celle qui correspond le mieux à votre situation. Chaque personne est différente. Le choix dépend notamment : de l’âge ; de l’état de santé ; du mode de vie ; des préférences personnelles ; des projets d’avenir. C’est pourquoi il est toujours utile d’échanger avec un professionnel de santé avant de prendre une décision.
La combinaison gagnante : la double protection.
Pour de nombreux spécialistes, la stratégie la plus sûre chez les jeunes consiste à associer : un préservatif ; une autre méthode contraceptive adaptée, comme la pilule ou l’implant.
Cette approche permet à la fois de réduire fortement le risque de grossesse non prévue et de se protéger contre les IST. Autrement dit : deux protections valent souvent mieux qu’une.
S’informer, c’est déjà se protéger.
Internet regorge d’informations sur la sexualité et la contraception. Malheureusement, certaines sont inexactes ou complètement fausses. Avant de croire une publication virale ou un conseil entendu dans la cour de récréation, mieux vaut vérifier ses sources.
Pour obtenir des informations fiables, vous pouvez vous adresser : aux centres de santé ; aux structures de planification familiale ; aux médecins, sage-femmes et infirmiers et aux programmes de santé destinés aux jeunes à l’exemple de l’Espace Sûr QG Jeune, qui se trouve dans le Centre Médical de l’Université Omar Bongo.
Vous pouvez également consulter les ressources de référence de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), de l’UNFPA, de l’UNICEF ou du ministère de la Santé du Gabon.
La contraception n’est pas seulement une question de prévention. C’est aussi une question de responsabilité, de respect de soi et de préparation de l’avenir. Le préservatif, la pilule contraceptive, la pilule du lendemain et l’implant sont aujourd’hui parmi les méthodes les plus connues et les plus utilisées. Les comprendre permet de faire des choix éclairés, d’éviter certaines difficultés et de vivre sa jeunesse avec davantage de sérénité.